57 feu de croisement : rôle, usage et réglementation

septembre 23, 2026

57 feu de croisement : rôle, usage et réglementation

Le « 57 feu de croisement » désigne le feu de croisement, aussi appelé « codes » : un éclairage blanc ou jaune orienté vers la route, avec un faisceau bas et découpé pour voir et être vu sans éblouir. Il se règle selon la réglementation, s’utilise la nuit et quand la visibilité baisse, et ne se remplace pas par les feux de route.

Les codes éclairent bas et limitent l’éblouissement grâce à une découpe du faisceau.

Allumez-les dès que la visibilité baisse (nuit, pluie, brouillard, route mal éclairée).

Ne confondez pas avec les pleins phares : ils montent plus haut et portent plus loin.

Un mauvais réglage ou des optiques encrassées réduisent la portée et augmentent le risque.

Nom courant Feux de croisement (codes)
Objectif Voir et être vu sans éblouir
Faisceau Bas et « découpé »
Quand les utiliser Nuit et visibilité insuffisante
Risque principal Réglage incorrect ou optiques encrassées
Contrôle Fonctionnement + réglage en atelier si besoin
Conducteur de nuit sur route départementale, feux de croisement allumés, faisceau bas et découpé, ambiance pluie légère, scène photo réaliste
Les codes éclairent la route tout en limitant l’éblouissement des autres usagers.

Que signifie « 57 feu de croisement » et à quoi sert-il exactement ?

« 57 feu de croisement » renvoie au feu de croisement, aussi appelé « codes ». Il éclaire la chaussée devant le véhicule avec un faisceau bas et découpé, pour améliorer la visibilité sans gêner les autres usagers.

En pratique, les codes servent à voir la route (marquages, obstacles, relief) et à être repéré correctement. Ils ne sont pas faits pour « gagner de la distance » comme les feux de route : leur priorité, c’est la lecture de la chaussée à une hauteur adaptée.

Le principe du faisceau est simple : plus la lumière est envoyée vers le haut, plus elle risque d’éblouir. C’est pour ça que le feu de croisement reste réglé bas et avec une découpe nette, notamment quand un véhicule arrive en face ou quand vous suivez quelqu’un (deux situations où l’éblouissement arrive vite).

En France, les feux de croisement doivent permettre d’éclairer efficacement la route la nuit et quand la visibilité est insuffisante. Les feux de route, eux, ont un faisceau plus haut et plus long : ils éclairent davantage, mais ils sont plus susceptibles d’éblouir, donc ils ne remplacent pas les codes.

Feux de croisement vs feux de route : différence de portée, d’éblouissement et de réglage

Les feux de croisement éclairent plus bas, avec un faisceau « coupé », pour rester lisibles sans gêner. Les feux de route projettent plus loin et plus haut : ils sont réservés aux routes peu éclairées et doivent être éteints dès qu’ils risquent d’éblouir. Le réglage correct conditionne la conformité.

La différence se joue sur le faisceau. Les codes éclairent la zone utile devant vous sans envoyer trop de lumière vers les yeux des autres. Les pleins phares montent plus haut et portent plus loin : sur route sombre, on perçoit mieux le relief… mais la gêne augmente dès qu’il y a des usagers en face ou derrière.

Le basculement se fait dès qu’un véhicule arrive en sens inverse ou quand vous approchez d’un usager : vous repassez aux feux de croisement pour garder une visibilité correcte sans « laver » le champ de vision des autres. (Si vous hésitez, revenez aux codes : vous gagnerez en sécurité.)

Le réglage optique compte autant que le choix des feux. Un projecteur mal orienté peut transformer des codes « corrects » en source d’éblouissement, ou au contraire réduire la portée au point de devenir insuffisante. C’est aussi une cause fréquente de contrôle défavorable : la conformité dépend du matériel et de sa mise en place.

Quand allumer les feux de croisement : nuit, pluie, brouillard et visibilité réduite

Allumez les feux de croisement dès que la visibilité est insuffisante : nuit, brouillard, pluie forte, éclairage de la route trop faible. En agglomération, ils restent requis selon les conditions de circulation et d’éclairage. En cas de doute, mieux vaut choisir les codes que les feux de route.

Adaptez-vous à la visibilité réelle. La pluie ne diminue pas seulement la distance de lecture : elle renvoie la lumière vers l’avant. Résultat, les pleins phares peuvent devenir plus agressifs… et moins efficaces que prévu. Les codes offrent un compromis : ils éclairent la zone utile sans amplifier l’éblouissement.

En brouillard, la conduite demande une vigilance renforcée. Les codes sont généralement le bon choix car leur faisceau reste mieux contrôlé. Ajustez votre vitesse et augmentez vos distances : l’objectif n’est pas d’« éclairer plus », mais de réduire l’incertitude (ce que vous ne voyez pas à temps reste le vrai danger).

Sur route éclairée, on a vite fait de rouler « au minimum ». Pourtant, dès que l’éclairage ambiant devient irrégulier (virages, zones sombres, passages sous ouvrages), les codes redeviennent la solution la plus cohérente pour rester visible et garder une lecture stable de la chaussée.

Réglementation française : obligations, sanctions et conformité des feux

En France, un véhicule doit être équipé de feux de croisement conformes et en état de fonctionnement. L’usage doit respecter les règles pour ne pas éblouir et pour adapter l’éclairage aux conditions. En cas de non-conformité (ampoule ou optique défectueuse, mauvais réglage, mauvais usage), des sanctions peuvent tomber lors d’un contrôle.

La conformité ne se limite pas à « ça s’allume ». Un feu qui fonctionne peut quand même éblouir si le réglage est trop haut ou l’orientation incorrecte : c’est un problème d’usage autant que de réglage. Les forces de l’ordre et les contrôleurs vérifient aussi que l’éclairage correspond à la situation (nuit, visibilité réduite, présence d’usagers).

Ce qui peut être reproché : défaut d’éclairage (un code qui ne s’allume pas, intensité anormale), optique endommagée ou encrassée au point de dégrader nettement le faisceau, et réglage incorrect après intervention (choc, remplacement de pièces, modification de géométrie). Les sanctions varient selon l’infraction : certaines visent le défaut, d’autres l’usage inadapté.

Avant de prendre la route, faites une vérification simple : allumage des deux codes, faisceau stable, absence de clignotement ou d’anomalies de couleur. Pour les textes et repères officiels, vous pouvez consulter Legifrance (textes sur l’équipement et l’usage des dispositifs d’éclairage) et Sécurité routière (règles d’usage et sécurité nocturne).

Portée et efficacité : comment vérifier que vos codes éclairent correctement

L’efficacité des feux de croisement dépend du réglage, de l’état des optiques et de la propreté (lentilles, projecteurs). Vous pouvez contrôler la direction du faisceau et l’absence d’éblouissement. Après un changement de suspension, un choc ou un remplacement de lampe, faites vérifier le réglage en atelier : des codes mal réglés réduisent la sécurité.

Commencez par ce qui se voit : optiques ternies, lentilles rayées, condensation persistante, saletés dans les projecteurs. Une optique encrassée diffuse la lumière et « mange » la portée. Ensuite, regardez la découpe du faisceau : si la limite est floue ou trop haute, le réglage est probablement à reprendre.

Après une intervention mécanique, le contrôle devient indispensable. Un choc sur la face avant, un remplacement de suspension ou une modification de la géométrie peut décaler l’orientation du projecteur. Vous risquez alors soit d’éclairer trop bas (visibilité insuffisante), soit d’éclairer trop haut (gêne et risque d’éblouissement).

Vous avez l’impression que « ça éclaire moins qu’avant » ou que « on vous fait des appels de phares » ? Ces signaux justifient un contrôle en atelier plutôt qu’un compromis de conduite. (Et oui, ça arrive plus vite qu’on ne pense.)

  • Vérifiez la propreté des lentilles et l’absence de fissures.
  • Contrôlez la hauteur de la coupure (découpe) et la symétrie.
  • Faites régler après choc, suspension, remplacement de projecteur ou de lampe.

Remplacement et compatibilité (ampoule/optique) : éviter les erreurs courantes

Pour rester conforme et efficace, remplacez uniquement par des références compatibles avec votre véhicule et respectant la technologie d’origine (type de lampe, puissance, homologation). Évitez les montages « universels » non adaptés. Après remplacement, contrôlez le fonctionnement et, si nécessaire, faites régler le faisceau pour retrouver une portée correcte et limiter l’éblouissement.

La compatibilité dépend du modèle, de l’année et du type de projecteur. Un feu de croisement n’est pas un « standard unique » : la forme du culot, la température de couleur et la conception optique influencent la qualité du faisceau. Choisir une ampoule au hasard peut donner une lumière mal distribuée, donc moins efficace… et parfois non conforme.

Les erreurs les plus fréquentes : mauvaise référence (culot différent ou technologie non identique), puissance inadaptée, remplacement sans contrôle du réglage. Si vous changez une lampe, testez immédiatement l’allumage des deux côtés et observez la découpe. Ensuite, si la portée est faible ou si vous êtes gênant pour les autres, faites vérifier le réglage.

Pour des repères généraux sur le fonctionnement et la différence avec les feux de route, vous pouvez consulter Wikipedia : Feu de croisement. Pour les obligations et contrôles, Service-public.fr aide à situer les démarches liées aux dispositifs et au contrôle périodique.

  1. Identifiez le type exact de feu de croisement de votre véhicule (référence constructeur ou fiche technique).
  2. Choisissez une ampoule/optique compatible et homologuée.
  3. Après montage, testez puis faites régler si la coupure est anormale.

FAQ : feux de croisement (codes)

Comment savoir si mon véhicule est équipé de feux de croisement conformes ?

Vérifiez que les deux feux de croisement s’allument correctement, que la coupure du faisceau est nette et orientée, et que les optiques ne sont pas fissurées ni fortement ternies. En cas de doute (portée faible, éblouissement, appel de phares), faites contrôler le réglage en atelier.

Quel est le bon moment pour passer des feux de route aux feux de croisement ?

Passez aux feux de croisement dès qu’un véhicule arrive en face ou lorsque vous suivez un autre usager, afin d’éviter l’éblouissement. Sur route peu éclairée, les pleins phares restent possibles seulement si aucun risque de gêne n’est présent.

Pourquoi les feux de croisement peuvent-ils éblouir même s’ils sont allumés ?

Un éblouissement en codes vient le plus souvent d’un mauvais réglage (hauteur/découpe) ou d’optiques dégradées/encrassées qui diffusent la lumière. Une lampe inadaptée à la technologie d’origine peut aussi modifier la distribution du faisceau.

Quand faut-il rouler avec les codes en agglomération et en cas de pluie ou de brouillard ?

Utilisez les feux de croisement dès que la visibilité est insuffisante, même en agglomération : nuit, pluie forte, brouillard, éclairage irrégulier ou insuffisant. En météo dégradée, les codes aident à voir et à être vu sans amplifier la gêne.

Combien de temps faut-il pour vérifier et régler l’éclairage après remplacement d’une ampoule ?

Un contrôle visuel et un test d’allumage prennent quelques minutes. Un réglage optique en atelier dure souvent entre 15 et 30 minutes, selon l’équipement et le type de véhicule. Si vous avez un doute sur la coupure, prévoyez un passage en atelier plutôt que d’attendre.

Est-ce que je peux utiliser des feux de croisement au lieu des feux de route sur route non éclairée ?

Oui, vous pouvez rouler aux feux de croisement sur route non éclairée, surtout si la visibilité est suffisante et si vous voulez éviter toute gêne. Les feux de route ne sont utiles que lorsqu’aucun usager n’est susceptible d’être ébloui et que la route le justifie.

L’essentiel à retenir

  • « 57 feu de croisement » correspond aux « codes » : un éclairage conçu pour voir sans éblouir.
  • Allumez les feux de croisement dès que la visibilité baisse (nuit, pluie, brouillard, éclairage insuffisant).
  • Ne remplacez pas les codes par les feux de route : ils sont plus hauts et plus longs, donc plus gênants.
  • Un mauvais réglage ou des optiques encrassées réduisent la portée et augmentent le risque d’éblouissement.
  • Pour remplacer une ampoule, choisissez une référence compatible et homologuée, puis contrôlez le faisceau.
  • En cas de doute sur la conformité ou l’efficacité, faites vérifier le réglage en atelier.
  • La conformité, c’est le bon équipement et le bon usage selon la situation.

Pour rouler sereinement, gardez en tête que les codes doivent rester correctement réglés et utilisés au bon moment : c’est le meilleur moyen d’éviter l’éblouissement tout en conservant une visibilité fiable.

Article par Plaquimmat

Passionné par l’univers automobile et les évolutions de la mobilité, l’auteur décrypte l’actualité auto-moto, l’assurance, l’immatriculation et l’entretien des véhicules. Son objectif : proposer des informations claires, concrètes et accessibles pour aider chaque conducteur à prendre de meilleures décisions.

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